CAP-Coach

04 mars 2012

To do or not ? That is the question ?

Mon dernier billet parlait de triple A ... ou pas ?

Certains retours m'ont amené à me poser une vraie interrogation : était-ce une erreur ou pas de vouloir exprimer son opinion sur un sujet d'actualité dans un blog dédié prioritairement à l'accompagnement de personne en phase de transition délicate ou pas ? A bien y réfléchir, comme bien souvent, la réponse est double (schizophrénie bien humaine) :

  • Oui. En effet, à notre époque où les blogs commentant les commentaires sur des sujets qui ont fait l'objet de prises de positions/parole par une foultitude d'experts en politique, en économie, en blabla, en patati-patata, sur ce qui a été dit ou pas, sur ce qui aurait pu être dit ou pas, sont pléthore, point n'est besoin d'en rajouter à la cacophonie ambiante (Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi./ proverbe arabe).
  • Non. Car, cachés derrières ces propos, nous pouvions retrouver ou pas ce que tout un chacun, en phase bénéfique ou pas, devrait chercher à atteindre ou pas : autonomie, anticipation et adaptation. Et il n'y que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas. Ou encore : "la critique est aisée mais l'art est difficle".

En fait, quelque soit le fond, ne serait-il pas toujours préférable de formaliser une pensée, troublante ou pas, car cela permettrait ;

  • D'élaborer sa théorie pour en évaluer sa pertinence, son exactitude ou pas …
  • De se débarrasser (ne pas mettre un mouchoir par-dessus, d'essayer d'oublier) de ses sentiments, amour, colères, haines, coups de gueule, de ses incompréhensions, malaises, chagrins, frustrations, ou pas
  • De proposer des ouvertures à ceux qui ne pensent pas tout à fait comme nous, ou pas
  • D'apporter des connaissances différentes/nouvelles à ceux qui ne se les étaient pas encore appropriées, ou pas
  • De continuer à échanger avec des contacts pour connaître la nature de leurs propres pensées, ou pas

Pour conclure, ai-je eu raison ou pas de faire cette mise au point pour obtenir ou pas votre avis ?

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02 février 2012

Un nouveau AAA sinon rien

Pour les pays concernés par la perte de leur AAA, plus sérieuses que les notations, les perspectives de retrouver la confiance de leurs créanciers - réduction du risque d’impayés – devrait nous interroger.

De deux choses l’une ; soit la demande repart (mais comment cela se pourrait quand pouvoir d’achat, besoins et confiance n’ont jamais été si déclinants ?) et les gouvernements réalisent des économies draconiennes sur leur budget de fonctionnement et les pays n’auront plus besoin d’emprunter (baisse des déficits/dettes => croissance => richesse => emploi => consommation). Soit nous courons tous vers de plus graves désillusions.

Pour tenter d’éviter ce tsunami, ne serait-il pas opportun de réfléchir à la prise en compte de nouveaux paramètres, tout aussi critiques et liés de manière systémique, constitutifs d’un nouveau triple A basé sur :

  • Autonomie : quand le pays ne maîtrise plus ni ces sources d’approvisionnement, ni les taux de ses emprunts, ni la volonté, ni le courage, ni le bon sens, comment peut-il espérer rester libre de ses choix ?
  • Anticipation : à force de passer leur temps à vouloir garder le nez dans le guidon, à gérer les crises , à éteindre l’incendie, à mettre  un cataplasme sur une jambe de bois, sans prendre celui de diagnostiquer en profondeur, de prendre de la hauteur, de voir plus loin que le bout de leur nez, d’imaginer les scénarii adéquats, comment les pays peuvent-ils guérir leurs mots de manière pérenne ?
  • Adaptation (innovation, différenciation) : quand la charge de leur dette réduit de manière drastique leurs capacités d’investissement et de formation, comment les pays peuvent-ils encore imaginer pouvoir s’en sortir face à la concurrence croissante et incessante des pays qui n’ont rien à perdre ?

(en effet ; sans autonomie quid de l’anticipation et sans anticipation que peut-être l’adaptation ?)

Aussi, nous tous, agents économiques à plus d’un titre, ne devrions-nous pas prêcher, chacun à notre niveau, dans le sens d’une amélioration, régulière et durable, du niveau de ces fondamentaux basée sur l’exemplarité de nos élus pour espérer s’en sortir sans trop de dégâts?

Qu’en pensez-vous ?

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30 décembre 2011

Accompagnement personnalisé

coaching

Car comme le dit le dicton : mieux vaut choisir que subir

En début d'année il est indispensable de rappeler la persistance de mon offre de services à la foule impatiente des clients potentiels (désirs inconscients non exprimés).

Alors voila : sachez braves gens, qu'en plus de mon activité de consultant (stratégie, marketing, communication et intelligence économique), je propose les services d'accompagnement de la personne (adolescents et adultes) dans les domaines suivants:

  • Cours particuliers de la seconde au BTS MUC/NRC (marketing, management) en passant par la première et la terminale (Science Economique et Sociale)
  • Professeur de lycée (certifié DDEC) en S.E.S
  • Coaching (certification CNAM Paris et TCC) personnel et professionnel (individuel et groupe) sur les aspects suivants:
        • Sensde la vie
        • Confiance/reconnaissance
        • Envie d'avoir envie
        • Gestion du stress
        • Prise de parole
        • Choix de carrière
        • Intégration
        • Evolution/promotion
        • Leadership/encadrement
        • Objectifs/Performance
        • Plan de fin de carrière
        • etc.

Ainsi qu'une activité plus ludique de Skipper/formateur pour des croisières de rêve (Antilles, Baléares, Cyclades, Sporades, Croatie, Bretagne, Corse-Sardaigne, traversée de l'Atlantique, etc.).

Toutes ces activités sont construites autour des valeurs et déontologies liées à ces professions.

Bien sûr, que cela soit pour vous ou pour une de vos relations (n'hésitez pas à informer votre réseau), l'entière confidentialité est assurée.

Pour la plupart, elles peuvent bénéficier de l'utilisation du CESU (chèque emploi service universel = déduction fiscale de 50%).

Mon périmètre d'intervention et le montant des devis dépendent de la demande (durée, complexité, déplacement).

Chaque cas étant particulier, n'hésitez pas à me contacter (gerard.daugey@laposte.net) pour construire ensemble la réponse qui conviendra le mieux à vos attentes (mix besoins/prix).

Au plaisir de vous entendre.

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Les Intouchables français

15 millions de français se sont déplacés pour voir le film : bravo.

Mais très peu savent qu’en France, aussi, il existe bel et bien une véritable caste « d’INTOUCHABLES1 » qui ne fait plus rire personne ? Les chômeurs SENIORS de longue durée (+30 % depuis 2009, ¼ des inscrits soit > 500 000)

Pourquoi n’auraient-ils plus le droit de travailler (c’est l’état qui devrait assurer cette justice sociale, non ? surtout qu’il recule l’âge de départ à la retraite) ? Eux qui n’auront jamais plus la possibilité d’obtenir leurs trimestres pour une retraite à taux plein. D’où une paupérisation quasi certaine de cette catégorie d’âge (50-60) qui ne pourra plus ni subvenir à leurs besoins et ni à ceux de leurs progénitures par leurs aides financières.

En cette période de « vacance festive (désolé de gâcher les agapes)», réfléchissons à cette épineuse question : que vont-ils devenir ? Indignés, révoltés ? Eux (toutes CSP confondues) qui ont travaillé toute leur vie et qui au seuil de pouvoir bénéficier de leur droit justement acquis, se voient relégués dans cette « cours des miracles » où l’Etat et les entreprises veulent les cantonner : Pôle Emploi.

Pour remédier à cela il serait temps que ;

  • L’Etat prenne de vraies mesures autoritaires favorisant l’emploi/le maintien de cette population en poste (voir JM Keynes)
  • Le patronat comprenne la perte de capital immatériel que ce chômage structurel engendre,
  • Les entrepreneurs aient le courage de développer, au même titre que l’investissement pour l’innovation organisationnelle, les activités qui leurs sont adaptées (commercial, conseil, formation, support, etc.),

afin que la croissance reparte à la hausse (A : emplois => Pouvoir d’achat => demande => production =>  profits
=> baisse des déficits => baisse de la dette => baisse des prélèvements => hausse des solidarités et des investissements => hausse des innovations => hausse de la compétitivité => hausse de la demande extérieure/intérieure => ré-industrialisation de la France => retour en A)
et que les français puissent croire de nouveaux en leur devise (pas la monnaie, bien sûr), inscrite aux frontons de nos édifices nationaux : Liberté,
Egalité, Fraternité
.

Si non, il est fort à parier que notre printemps aussi voit s’afficher de nouveaux slogans :

  • seniors de tous les pays, unissez-vous !
  • gouvernement : dégage !

Sur ce, je prophétise que 2012 verra un petit nombre de nos vœux satisfaits (c’est mieux que rien) et vous dis : à l’année prochaine !

1Le terme caste (dixit Wikipedia) vient du portugais casta (pur, non mélangé). À Goa, durant la période coloniale, les Portugais utilisaient le terme castiços pour désigner les Portugais, nés en Inde de parents portugais. Bien que le système discriminant de castes soit désormais interdit selon la constitution de l'Inde, il persiste insidieusement une forme de classification  - varnas (couleurs) ou Castes Socio Professionnelles (près de 4 600 CSP !?) - basée sur le métier et le rapport que l'on a au rituel védique (non basé sur la naissance) qui est la suivante (par ordre de « prestige » décroissant) :

  • les brâhmanes (lié au sacré) : prêtres, enseignants, lettrés
  • les ksatriyas (qui a le pouvoir temporel) : roi, princes, et guerriers
  • les vaisyas (lié au clan) : artisans, commerçants, agriculteurs et bergers
  • les sûdras : serviteurs.

En pratique, une grande partie de la population (vidangeur, mendiant, boucher, pêcheur, chasseur, gardien de cimetière, sage-femme, etc.) est encore exclue de ces quatre varnas. Les individus de cette « non-caste », sont littéralement considérés comme « intouchables » : que l'on ne peut et ne doit toucher. Ils sont par conséquent sujets à de nombreuses discriminations : contact interdit avec l'eau (les puits), la nourriture des autres castes, restrictions à la liberté de se déplacer / au droit à la propriété, de travailler dans un autre métier, etc.

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10 novembre 2011

Dis moi pourquoi tu vas sur mon blog ... je te dirais qui tu es..

Sur ce blog, plus de 1100 visiteurs avec une moyenne de 2 pages par visiteur cela fait plus de 2000 billets vus/lus. Ces visiteurs viennent des 4 coins de la planète : Algérie, France, Belgique, Brésil, Canada, USA, Inde, Indonésie, Israël, Luxembourg, Maroc, Tunisie, Turquie, Suède, Suisse, Royaume Unis, etc. C’est gratifiant mais le peu de commentaires et encore moins d’abonnés à la newsletter (ce qui, entre nous, m’éviterait une longue liste d’adresses dans mes mails d’information réguliers : ayez pitié !) est tout simplement déstabilisant voir décourageant.

Pourquoi je vous raconte tout ça, moi ? Serais-je en mal de reconnaissance ou d’autosatisfaction ? Que nenni. Non, c’est plus pour chercher à comprendre - c’est un virus qui me prend au moins une fois par an, n’ayez crainte - pourquoi vous ne partagez pas ou peu avec moi sur les billets que je m’efforce de vous concocter tous les deux mois. Qu’est-ce que je n’ai pas compris ? Comment interpréter votre silence assourdissant (oxymore bien connu) ? 

En période de crise, et celle-ci en est bien une (celle de la demande, pour être exact), plus encore peut-être pour les pays développés en économie de marché (PDEM) que pour les pays en voie de développement (PEVD) qui de surcroit n’ont pas les moyens de leurs besoins, il est impératif d’aller à la rencontre de sa zone de chalandise pour en découvrir/comprendre les évolutions/variations de ses habitudes de consommation. En effet la systémique nous le prouve tous les jours : pas de demande (= baisse des besoins, des pouvoirs d’achats, de la confiance) => baisse de la production => baisse des ventes => baisse des profits => baisse de la répartition des richesses (revenus, investissements) => baisse du facteur travail => hausse du chômage + baisse des solidarités => baisse du pouvoir d’achat (P.A)=> baisse de la demande : CQFD. (il existe d'autres analyses, bien sûr, mais je voulais vous présenter la mienne).

Donc il n’y a pas 36 solutions pour relancer la croissance/demande, c’est de redonner du P.A, de la confiance et/ou de satisfaire de nouveaux besoins ou à tout le moins de mieux répondre aux attentes insatisfaites (mal)exprimées. D’où l’utilité des études de marchés (demande anticipée) et des sondages. Et c’est ce que je fais. Je voudrais que vous vous exprimiez sur ce que vous attendez d’un blog en général (curiosité, étonnement) et du mien en particulier (enseignement, accompagnement) ? Que pourrais-je vous apporter que vous ne trouvez pas ailleurs et qui soit dans mon domaine de compétence ?

Pour cela il est bon de faire un petit rappel rapide. Qu’est-ce qu’un blog ? Voici la définition fournie par Wikipédia : “c’est un site Web constitué par la réunion de billets (appelé aussi note ou article) agglomérés au fil du temps et souvent classés par ordre antéchronologique (les plus récents en premier). Le blogueur y délivre un contenu souvent textuel, plus ou moins enrichi (hyperliens, éléments multimédias), sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires”. Pour faire court c’est avant tout une plate forme d'échange qui peut être employée tant pour laisser des idées et des opinions que pour les commenter et/ou réagir à un article, une photo, un livre ou même une vidéo. Fréquemment on compare les blogs avec les forums de discussion qui comme on le sait existent depuis la Grèce antique (encore elle) et les tribuns de la démocratie. Hors, Il existe presque autant de types de tribuns que de blogs, mais leur classification n’est pas aussi évidente que cela puisse paraître à première vue. Il est possible de les classer (hiérarchie artificielle) en fonction du rôle qu’ils remplissent, tout comme il est possible de les classer en fonction de leur présentation (pas traité dans ce billet).

Suivant la classification en fonction de leur rôle, nous trouvons :

  • Le blog d’entreprise: ce sont les vitrines des entreprises avec des objectifs précis : être en contact non seulement avec leur clientèle, mais aussi avec et entre les employés.  Ces blogs peuvent être à usage public ou interne. Quoi qu’il en soit c’est le moyen d’expression le plus libéral (mais toujours administrer/gérer/modérer, tout de même) qui puisse exister dans une entreprise et qui contribue à son image de marque.
  • Le blog politique: comme les entreprises, les hommes politiques l’ont compris depuis longtemps, pour maîtriser les foules/le peuple (démocratie), il faut maîtriser la communication et aujourd’hui « communication = internet ». C’est une arme politique comme un vecteur/testeur d’idées. Il en va de même pour tous les systèmes politiques et toutes les autres formes d’organisations alternatives (prosélytisme, démagogie, contestation, revendication, etc.).
  • Le blog pédagogique: c’est un blog employé à des fins pédagogiques (merci Lapalisse). Espace à but éducatif - enrichissement des connaissances - il sera le plus convivial possible (accessible à toutes les composantes de la cible) et saura utiliser tous les supports existants.
  • Le blog d’information: Vox populi vox Dei (locution latine, cette fois) qui veut birn dire ce qu’on veut bien en comprendre dans les démocraties : la voix du peuple est la voix de Dieu (donc on a intérêt à l’entendre/la comprendre/la prendre en compte : gare aux représailles pour les croyants. En quoi au fait ? ah oui, la démocratie, s’il en existe encore une vraie de nos jours). C’est le canal privilégié pour toutes les informations « border line » vérifiées ou non (indignés, aficionados). C’est une sorte de contre pouvoir (attention à la manipulation, la désinformation) qui prend de plus en plus d’ampleur en période de « révolte contenue ou pas (printemps arabes)».
  • Le blog de connaissance: Proche du pédagogique que privilégient plus les professionnels du conseil. Ces blogs sont des espaces de rencontre où ils partagent leur connaissance avec le reste du monde, quelque soit le domaine d’activité (artistique - musique, peinture, sculpture, photographie – touristiques, spiritualité, santé/bien être, coaching, sociale, psychologique, etc.).

C’est dans les catégories pédagogique, information (au sens 'réveiller les libres-arbitres", "lutter contre le panurgisme") et connaissance que se situe mon blog. Maintenant que vous connaissez l’ambition, interrogez moi sur un sujet de votre choix et je m’efforcerai de vous apporter une/ma réponse de façon la plus honnête et la plus sincère possible. A bientôt

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19 août 2011

Nos indicateurs

Comme pour la conduite d’une automobile/d’un bateau/d’un avion, l’idée de tableau de bord personnel est séduisante : qui n’apprécierait pas de diriger/gérer mieux sa « route », à l’aide de quelques dispositifs bien choisis ? Trop souvent, c’est justement le choix des instruments qui peut freiner notre « conduite » dans la mise en place de notre tableau de bord…

Le but de ce billet, par analogie avec les moyens de « transport », est de faciliter notre sélection. Bien sûr, nous sommes tous différents et l’objectif  pour une transition/direction ne sera pas le même pour tous : retrouver la confiance ou donner un sens à sa vie n’utiliseront pas les même « compteurs ».  D’expérience, un petit nombre de principes simples reviennent dans la majorité des cas. Je vous propose de commencer par appliquer ces quelques règles simples:



1.       Pratiquer une sélection rigoureuse

Ainsi va la vie et la peur du vide inhérente : on commence avec l’intention (l’enfer est pavé de bonnes intentions) de connaître le superflu plutôt que d’aller l’indispensable. Et en final nous nous retrouvons devant l’usine à gaz d’un avion de chasse. Le pilote de F1, lui, ne conduit son bolide qu’avec très peu de « compteurs » : son tableau de bord est contenu dans son volant. Trop d’information tue l’information. Pour plus d’efficacité, nous devons, chaque fois que nous voulons rajouter un « compteur » nous poser la question : est-il directement lié à mon objectif (ex : profondeur pour mouiller dans un lagon), ou bien concerne-t-il un aspect, certes intéressant, mais secondaire (ex : température de l’eau ) ?



2.       Opter pour la simplicité plutôt que la complexité

Le but est d’éviter les indicateurs qui « font bien dans le tableau », mais qui n’amènent à rien. Un indicateur simple qui montre clairement « notre route (écart vs notre but) »  agit plus qu’un indicateur alambiqué qui nous prend la tête à chaque fois qu’on le regarde .



3.       Retenir les indicateurs « live »

Pour un navigateur buriné, c’est la courbe de la pression atmosphérique qui l’informe le mieux : une baisse rapide durant les 6 dernières heures annoncera l’arrivée plus que probable d’une forte dépression.  La seule indication de la pression instantanée ne lui donnera pas le sens de la variation.  Autre exemple : la consommation instantanée d’essence, sans indicateur de distance restant à parcourir, ne nous empêchera pas de tomber en panne sèche et n’évitera pas d’être ridicule à quelque kilomètres de la pompe. Donc nous devons gérer notre activité en continu, pas seulement en fin de processus mais tout au long de notre travail. Par exemple, préférons « le temps passé à contacter des personnes » au « nombre de contacts obtenus » (pb de confiance en soi : comprendre que l’action est plus instructive que la réussite et qu’on apprend plus de ses échecs).



4.       Garder les indicateurs de mouvement plutôt que de position.

Un bon indicateur doit mesurer une dynamique(retard, régression, amélioration) sur le chemin de progrès qu’on s’est fixé ; un indicateur statique ne donne pas la direction  de l’activité suivie mais la situation (voir ci-dessus). Ainsi il sera souhaitable de choisir le « nombre de tentatives réalisées par rapport à la période précédente (indicateur dynamique) » plutôt que le  « nombre total de tentatives (indicateur statique) ». C’est l’agrément du film par rapport à la photo.



5.       Conserver les indicateurs personnels plutôt que relatifs

Même s’il est avéré que « tout est personnel et relatif », dan ce cas il faut éviter tous les indicateurs qui comparent notre travail avec « l’extérieur » (l’imagination peut être la pire des juges de paix si elle n’est pas maitrisée). Avoir des informations sur « quels résultats ont atteint les autres ?»  ne peut-être que néfaste. Exemple : « Combien de rencontre a réalisées X ou Y durant la même période ? »). Les indicateurs « externes » sont-ils pertinents pour notre travail ? Pas vraiment : c’est notre performance qui importe ; nous devons toujours faire de notre mieux en subissant le moins possible les influences indirectes de notre environnement (forcément changeant). Les indicateurs relatifs seront plus exploitables (point #3) si nous les assortissons d’un seuil de déclenchement personnel. Par exemple : « nombre de tentatives de contact au dessus duquel je sacrifie d’autres activités réconfortantes» . 



6.       Privilégier les indicateurs conjoncturels plutôt que structurels

Travailler sur le long terme est motif à démotivation. Les buts trop éloignés nous semblent inatteignables. Plutôt que de choisir des indicateurs hypothétiques pour lesquels les modifications environnementales (complexes)  ne seront jamais totalement maitrisées, il est préférable de sélectionner des indicateurs de proximité. Simplifier et diviser en étapes à notre portée auront toujours une meilleure influence sur notre propre reconnaissance que se fixer des objectifs très/trop ambitieux mais catastrophiques pour l’estime de soi.



Sachez encore quelques petites choses avant de vous lancer :

·         rien de sert d’avoir le plus beau « tableau de bord » si nous nous en servons pas.

·         personne arrive à un résultat satisfaisant du premier coup : faire et défaire c’est toujours travailler.

·         éviter de demander l’avis à des tiers (sauf à un coach) : nous devons apprendre à mieux nous connaître et à gagner en autonomie. Alors, pour une fois, ne pensez qu’à vous.

·         Un indicateur sert aussi à nous dire quand nous devons nous féliciter, nous récompenser  ou nous remotiver.



A vous de jouer maintenant. Et bon courage.

 

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12 mai 2011

Le syndrome de la Reine Rouge

N’entendons-nous pas de plus en plus de personnes, sensées et intelligentes, dire : « je me sens dépassé par les événements, la conjoncture, les circonstances, les émotions, les changements, les gens, etc. » ? Si bien sûr.

Certes l’époque est moins « stable » que pendant les trente glorieuses, la croissance pour les pays dits occidentaux, n’est plus ce qu’elle était, les perspectives d’avenir (donc de projets/rêves) semblent se réduire. Mais que cache cette plainte/crainte/désespérance ?

Ne faut-il pas y voir une simple évidence qui plus est naturelle : chaque forme de vie sur cette terre, comme le cycle de vie d’un produit, commence par se développer puis atteint sa maturité avant de décliner. Pourquoi sommes nous incapable d’accepter cette vérité ? Elle nous dit qu’à chaque moment de notre « cycle » nous connaitrons les affres du doute et de la remise en cause conditionnés par le besoin humain (Maslow toujours lui) de s’élever, suivant en cela le dicton (on y prête crédit ou pas) : « qui n’avance pas recule ».

Se sentir dépassé est donc inéluctable. Mais en souffrir est une autre histoire. Autant nous l’acceptons presque sereinement quand il s’agit du physique (Bolt coura toujours plus vite que nous, Nadal nous mettra 6/0 sans problème) autant il devient impossible à gérer dans les sphères affectives/émotionnelles, intellectuelles/culturelles (même Einstein a trouvé plus fort que lui ).  Dans tous les domaines, l’élève dépassera le maitre. Ce sentiment de faire du sur-place, de toujours courir sans franchir une ligne d’arrivée fictive, de ne pas atteindre un résultat, de croire que les autres font mieux et plus vite, de ne rien comprendre, de ne pas savoir faire, sans parler de subir l’injustice, la lâcheté et la malveillance humaines (dictées par nos peurs) a le don de nous déprimer, voir plus.

J’entends bien la douleur systémique du physique au psychique et inversement. Même si tout cela est induit par notre histoire (inné/acquis, croyance/religion) qui nous façonne par ses valeurs schizophréniques/culpabilisantes du bien et du mal, d’enfer et de paradis, de compétition, du progrès incessant et de la réussite comme Graal, il semblerait que nous puissions nous éviter certains désagréments pour améliorer notre bien-être.

D’abord posons nous les questions :

·     nous connaissons nous suffisamment pour bien évaluer nos limites et ainsi pouvoir  apprécier ce qui est en notre pouvoir ou pas, de régler nos difficultés avec ou sans facilité ?

·     savons-nous nous fixer des objectifs cohérents avec nos capacités, hiérarchiser les priorités, ne pas sauter les étapes, choisir de se faire aider et éliminer ce qui n’est pas atteignable (S’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème) ?

·     pouvons-nous relativiser notre besoin de reconnaissance, d’indentification, de différenciation, d’intégration pour diminuer la pression que nous savons nous mettre tout seul en ayant un égo mal adapté ?

·     sommes-nous assez conscient du mal que l’on se fait en se lançant des défis irréalisables pour faire ses preuves, poussés par la recherche de la perfection, donc par la crainte de perdre, de la culpabilisation en cas d’échec (alors qu’on apprend plus de ses erreurs que de ses victoires), du ridicule/ de la honte, et qui n’aboutit qu’à la perte de confiance (en soi, puis en les autres) ?

Enfin, essayons de trouver des chemins de progrès pour minimiser le mal-être induit par l’impression de se sentir dépassé. Car il s’agit bien de cela : un sentiment, une subjectivité, une illusion de vouloir tout contrôler, de se sentir fort/responsable, inattaquable, de ne pas passer « au travers » de notre vie. Car le problème est bien celui-ci : notre interrogation perpétuelle sur ce qu’il y après la vie nous gâche notre existence en nous forçant, plus ou moins suivant les personnes, à vouloir accomplir le maximum de (bonnes ou mauvaises) choses lors de notre passage sur terre. Hors celle-ci n’étant pas un paradis (croyance théologique), nous ne pourrons pas éviter les inégalités, les contrariétés, les mauvaises surprises/nouvelles. Devant l’utopie de cette obsession nous nous sentons immanquablement dépassés. Donc, plutôt que de lutter (fatigue, nervosité, incommunicabilité, agressivité, désociabilisation, déviance, anomie,  trouble, stress, dépression, maladie, mort) pour atteindre l’inaccessible étoile (comme disait J BREL), travaillons déjà à être plus tolérant avec nous même.

Voici quelques idées collatérales qui peuvent nous conduire à plus de paix (avec nous-mêmes) :

·     sachons lâcher prise en acceptant de ne pas être omnipotent (toute puissance : sournoiserie des religions monothéistes) : autorisons-nous à être incompétents parfois.

·     N’hésitons pas à nous gratifier/féliciter/récompenser chaque fois que nous réussissons une avancée même minime.

·     Apprenons à maitriser/temporaliser les événements qui nous submergent, vivons plus dans le concret/le quotidien, réduisons notre zone d’incertitude (gérons nous nous même avant de gérer les autres) en anticipant/prévoyant moins. Cela s’appelle : « vivre le présent ».

·     Acceptons de nous laisser dépasser (au lieu de regarder dans le rétroviseur, nous aurons l’objectif devant nous). L’estime comme la réalisation de soi ne doivent pas être basées uniquement  sur la comparaison permanente.

·     Décidons (= faire des choix) et agissons : ne passons pas plus de temps à réfléchir sur la potentialité de réussite ou d’échec de notre tentative que sur sa concrétisation : « Seuls ceux qui ne font rien ne se trompent pas ». En agissant nous avançons, certes peut-être comme le marin face au vent qui tire des bords carrés, en ayant l’impression que d’autres vont plus vite, mais est-ce bien là le plus important (la fable : le lièvre et la tortue) ? Qui a dit : ce qui compte, c’est le premier pas sur la route pas sa fin ? (et la vitesse, c’est dépassé. Non ?).

·     Last but not least : n’abandonnons jamais car « tout ce qui nous tue pas nous rend plus fort » (relisait « Humain trop humain » de mon auteur préféré Nietzche, vous m’en direz des nouvelles).

En mettant en place ces quelques principes, bien modestes, nous aurons moins d’occasion de nous sentir dépassés. Bénéfice immédiat et gratuit : vous ne subirez pas le « syndrome de la Reine Rouge1 (Leigh Van Valen)».

Bonne chance.

1 - La théorie de la Reine Rouge part de la constatation que la probabilité d'extinction d'un groupe d'êtres vivants est constant au cours des temps géologiques. Elle se base sur les courbes de (sur)vie, établies par Van Valen, d'une cinquantaine de groupes d'organismes vivants tels que des protistes, des plantes et des animaux. Il tire son nom d'un épisode fameux du livre de Lewis Carroll : De l'autre côté du miroir (deuxième volet d'Alice au pays des merveilles) au cours duquel le personnage principal et la Reine Rouge se lancent dans une course effrénée. Alice demande alors : « Mais, Reine Rouge, c'est étrange, nous courons vite et le paysage autour de nous ne change pas ? » Et la reine répondit : « Nous courons pour rester à la même place. ».

Le syndrome/paradoxe de la Reine Rouge illustre les troubles neurologiques sous-jacents auquel sont confrontées les personnes, et la manière dont les prises de décision et l’agilité mentale s’en trouvent affectées. Lorsque quelqu’un travaille d’arrache-pied, au point de se sentir submergé, mais continue cependant à se sentir dépassé par les événements, son cerveau est de plus en plus inondé par une hormone appelée cortisol. Sécrété par le cortex surrénal, le cortisol améliore les fonctions cognitives pendant les périodes de stress à court terme. Le stress aigu provoque une augmentation de l’afflux de sang, d’oxygène et de glucose vers les muscles et le cerveau, ce qui a pour effet d’améliorer notre mémoire et notre capacité à résoudre les problèmes.  Si l’effet est bénéfique à court terme (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons pu venir à bout de cette année difficile), en revanche, l’exposition prolongée des neurones au cortisol réduit leur capacité à absorber le glucose (qui constitue leur unique source d’énergie) et les fait rétrécir.  Il s’ensuit une destruction progressive des neurones du cerveau.

Le cortisol et la prise de décision

La principale zone affectée est celle du  cortex préfrontal. Le cortex préfrontal est la partie du cerveau responsable de l’agilité mentale, de la prise de décision et de la résolution de problèmes difficiles (elle est située dans la partie avant du cerveau, au-dessus des yeux, derrière le front). C’est également la partie du cerveau qui a tendance à décliner le plus avec l’âge. La flexibilité mentale (capacité à penser à deux choses en même temps en passant rapidement de l’une à l’autre, ou à changer de modèle cognitif à mi-parcours, ou à reconsidérer des choses anciennes d’une manière nouvelle) est diminuée par l’exposition chronique au cortisol. L’impact sur la prise de décision est très important. Une étude réalisée en Australie, dans la Nouvelle Galles du Sud, a démontré que 73% des chirurgiens stagiaires travaillant dans un environnement complexe et incertain souffraient de dépressions, d’anxiété ou d’autres troubles cliniques. Ils étaient submergés de travail, et leur cerveau était continuellement inondé de cortisol. De surcroît, 20% des internes souffraient de dépression clinique. Ces personnes commettaient six fois plus d’erreurs de prescription que les autres. 

Que faire?

Contre le cortisol, les principaux facteurs de protection sont avant tout le bien-être social, physique et psychologique.  Les individus à l’aise aussi bien sur le plan social que physique et psychologique présentent des taux de réactivité au cortisol nettement moins élevés à la suite d’une tâche stressante. Nous venons d’achever une étude réalisée sur cinq ans, portant sur des dirigeants ayant atteint un haut niveau de réussite tout en conservant leur bien-être ; il en est ressorti qu’aucun de ces dirigeants n’était né avec des pouvoirs ou des capacités hors-du-commun : ils les avaient acquis. Ces facultés leur permettaient de gérer leur taux de cortisol de manière beaucoup plus efficace ; leurs prises de décision s’en trouvaient améliorée, et ils étaient en mesure d’aborder les problèmes au lieu de les éviter. Cela nous convainc  que les organisations qui prospéreront le plus au cours des mois qui viennent seront celles qui s’efforcent de donner aux dirigeants les compétences leur permettant de se gérer eux-mêmes au lieu de gérer les autres. Cela peut sembler contre-intuitif, mais en réalité cela tombe sous le sens si l’on considère l’environnement dont nous sommes issus d’une part, et la manière dont le cortisol affecte le cerveau d’autre part. Comme disait Peter Drucker à la fin de sa carrière: "Je ne crois plus qu’il soit essentiel pour les cadres d’apprendre à gérer d’autres personnes, notamment leurs subordonnés. Maintenant, je leur apprends avant tout à se gérer eux-mêmes.”

 

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23 décembre 2010

Bonnes Fêtes

En cette période nous recevons tous les souhaits de bonheur, de santé et de bonne fortune pour l'année à venir.

Sans déroger à cette excellente coutume laïque et républicaine, je voudrais rajouter et partager avec vous et avec ceux qui vous sont chers un voeux particulier:

ayez toujours confiance

en vous et en les autres

Ce n'est pas nouveau, ni ne relevant de la méthode Coué, mais bien une philosophie de vie qui, à n'en pas douter, apporte toujours - même si la patience est de mise bien souvent - plus de satisfaction que de déception.

Alors : à l'année prochaine.

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09 novembre 2010

on n'a pas(plus) de pétrole mais on a (encore) des idées. Du moins il faut l'espérer

En cette période de pénuries (emploi, alimentation, énergie, etc.) il faut nous interroger sur la meilleure façon de solutionner de manière pérenne (pas conjoncturelle et budgétaire comme certaine réforme: suivez mon regard) ce type de situation vis-à-vis des énergies (pour trouver le vrai coupable, chercher à qui profite le crime). Malheureusement pour nous il n’y a pas une mais des combinaisons de plusieurs réponses suivant les secteurs. Et parmi toutes celles que toute personne censée pourrait donner, une semble particulièrement pertinente : changeons notre mode et nos habitudes de vie !

Changer oui , mais quoi, comment et par où commencer ? Comme tout changement - tout change tout le temps mais la seule chose qui ne change pas c’est le changement - celui qui parait être le plus efficace (mais pénible/sensible/critique), ne serait-ce pas celui qui tendrait à réduire nos libertés par nécessité ? Alors que plus de la moitié de la planète (tiers monde) n'y a pas encore goutté et souhaiterait légitimement y accéder, il (nous) faudrait accepter sans broncher certaines restrictions, insupportables  pour des personnes (occidentales) soi-disant évoluées !?

Bien sûr, sans aller jusqu’à des extrémités dites « intolérables (perte d’avantages acquis)» dans notre société de consommation, il faudra bien qu’à terme, nous comprenions que les sources de production et de satisfaction de nos libertés ne sont pas illimitées, mais pire, que leur surconsommation jusqu’à épuisement nous rendra plus « fragiles et dépendants». Par exemple en examinant, en premier, le seul aspect énergétique qui nous préoccupe tous aujourd’hui (par la « peur panique », là aussi organisée, des moyens d’approvisionnement de notre « mobilité »), il convient de savoir :

  • énergie carbone/fossile : pour faire fonctionner tous nos outils de production ou pour transporter nos biens de consommation (essentielle ou superflue), combien de décennies avant d’en voir la fin ? 50 voir 100 ans, et encore en économisant au maximum et en augmentant le rendement.

  • Uranium-lithium (ou toutes autres sources d’énergie « nouvelles ») : encore plus limitées - 13 millions de tonnes de lithium - soit 50 ans d’utilisation (avec des techniques de recyclage performantes) pour 20% de voitures hybrides de par le monde soit moins que toutes les réserves de pétrole. Ces matières premières - rares donc chères - rendent les pays qui n’en disposent pas dangereusement dépendants de ceux qui les possèdent = terrorisme d’état,  pénurie organisée, inflation, décroissance, risque géopolitique/conflit. Et que faire pour recycler ces produits en fin de vie (voir les déchets d’uranium enrichi) ?

  • Biocarburants-éolien-solaire (toutes les ressources dites « naturelles » comme géothermie, hydraulique, etc. ) : Elles ne seront pas suffisantes en terme de puissance sauf à construire de tels barrages que des régions entières de la planète disparaitront sous les flots et des millions de personnes seront déplacées. Elles nécessiteront de telles surfaces pour avoir des rendements efficaces que la population perdra en agriculture nourricière (famine) pour  y gagner en pollution visuelle et/ou sonore. De plus il faudra puiser dans les réserves hydrauliques pour les cultiver alors que l’eau viendra à manquer.

  • Eau : elle ne pourra pas jouer le rôle de produit de substitution car déjà tous les pays n’ont pas de réserve suffisante pour leur survie. Comme l’hydrogène, sa transformation pour la rendre performante coûte très cher en énergie (cercle vicieux). Etc.

Nos Sociétés (développées ou en voie de développement) sont déjà ou seront bientôt à des niveaux de saturation (marché de renouvellement) tels que le seul relookage des produits et des services ne suffira pas à relancer la croissance/l’économie de marché. Le constat est aisé mais les propositions difficiles. Et toutes mesures/lois qui pourraient réduire notre consommation et nos besoins ne peuvent qu’engendrer une récession systémique mondiale voir des luttes intestines tragiques : baisse de la production, augmentation du chômage, baisse du pouvoir d’achat, baisse des ventes/PIB, augmentation des déficits, des dettes, ralentissement des budgets de recherche et développement, diminution des innovations, etc.etc. . Alors que faire ?Seul nous n’avons « la réponse » (elle n’existe peut-être pas). Mais peut-être qu’ensemble nous pourrions apporter notre pierre à l’édifice. Vos idées (utopiques, réalistes, économiques, sociales, etc.) seront les biens venues.

A part utiliser raisonnablement l’ensemble des innovations (moteur de petite cylindrée turbocompressés, lampes LED, etc.) et de solutions complémentaires à notre disposition au bilan énergétique viable, seule la mise en place de mesures directives de « survie générale » pourra (ce qui reste à) sauver de notre planète :

  1. privilégions l’intérêt général contre le particulier.

  2. Eduquons dès le plus jeune âge pour (re)valoriser l’étique, les valeurs citoyennes (respect, solidarité, équité, etc.)

  3. Instaurons une entité mondiale de régulation, d’échange et de partage équitable des avantages absolus (Adam Smith) et relatifs (David Ricardo) en complément de l’OMC pour éviter toute autarcie égoïste et réductrice.

  4. Développons les transports en commun propres (densifier, fluidifier, diminuer les prix), le covoiturage, la location de voiture particulière quand elle ne sert pas, etc.

  5. Favorisons le travail de proximité (échange à métier équivalent) : nous faisons tous des km/j pour aller travailler pendant qu’une autre personne fait le chemin inverse pour le même job.  (adaptation des avantages sociaux, des horaires de travail)

  6. Produisons et achetons les produits à proximité des lieux de consommation (baisse des gaspillages logistiques)

  7. Rejetons les archaïsmes et lourdeurs/rigidités administratives chronophages

  8. Apprenons à nous satisfaire de l’essentiel « amélioré »

  9. Minimisons l’importance du « superflu »

  10. Consommons les produits de « saisons »

  11. Redécouvrons les vertus des produits faits « maisons »

  12. Diminuons le nombre d’intermédiaires

  13. Favorisons la vente en vrac (sans packaging) pour l’alimentation, la pharmacie, etc.

  14. Bannissons toutes formes de gaspillages

  15. Encourageons les échanges/le troc pour tout ce qui peut être réutiliser (vêtements, mobilier, outils, etc.)

  16. Aménageons nos horaires de travail en fonction de notre environnement et des variations des marchés (flexibilité, saisonnalité)

  17. Acceptons de diminuer nos salaires/avantages pour redevenir compétitifs et reconstruire des emplois « près de chez soi » avant qu’il ne soit trop tard et que nous soit imposé la disparition de toutes nos industries : choisir plutôt que subir.

Seul nous n’avons « la réponse » (elle n’existe peut-être pas). Mais peut-être qu’ensemble nous pourrions apporter notre pierre à l’édifice. Vos idées (utopiques, réalistes, économiques, sociales, etc.) seront les bienvenues.

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07 octobre 2010

Du bonheur au travail

D’après moult enquêtes sur le Bonheur au travail, plusieurs facteurs s’avèrent déterminants pour se déclarer pleinement satisfait (transposable dans sa vie personnelle).

Quels sont ces facteurs et leur implication ?

A)    l’ambiance, le climat, les conditions, la qualité des relations sont déterminants pour 45% des gens

B)    l’épanouissement personnel, la réalisation de ses objectifs pour  21%

C)    le respect, la considération, la reconnaissance pour 14%

D)    la responsabilité pour 10%

E)     la rétribution, les avantages, les récompenses pour 10%   

Quand il s’agit d’évaluer le niveau de bonheur ressenti, l’ordre est légèrement bouleversé :

B) entre pour 80% dans le ressenti

A) 78%

C) 76%

D) 74%

E) 71%

Examinons en détail chacun des facteurs au regard de la pyramide de Maslow (connue de tous)

A.    L’épanouissement

C’est le sommet de la pyramide qui comble le mieux nos besoins et notre sentiment de Bonheur. Ce sentiment d’accomplissement sera plus présent pour les populations qui ont déjà satisfait leurs besoins « inférieurs ». La jeunesse et le niveau d’éducation – qui va de pair avec le développement – conditionneront plus encore ce facteur. C’est le « Nirvana » du Bonheur, donc très difficile à atteindre mais qui conditionne notre vie de manière fondamentale. Nos rêves, nos attentes sont les leviers de cette comparaison avec notre évaluation dans l’atteinte de nos aspirations. Donc, ne mettons pas la barrière trop haute un objectif inatteignable est une utopie. Préférons des objectifs intermédiaires).

B.     Les relations (le climat, l’ambiance, l’environnement)

Ce facteur indique de manière non ambigüe, du point de vue de Maslow,  que pour se réaliser (dernier niveau) il faut que les niveaux inférieurs soient déjà satisfaits. D’aucun ont une vision contraire en disant que c’est dans la victoire sur l’adversité qui nous permettrait d’atteindre le sentiment de plénitude. Pourquoi pas ! Mais ne dit-on pas aussi : c’est mieux quand on est jeune, beau, en bonne santé, riche que vieux, laid, malade et pauvre. Pourquoi se mettre des obstacles quand on peut les diminuer. Autrement dit : c’est plus facile quand on a un bon niveau d’éducation et qu’on travaille dans un bureau climatisé avec des collaborateurs(trices) agréables culturellement parlant et physiquement que lorsqu’on trime au fond d’une mine entre gros bras en sueur.

C.    La reconnaissance

Personne ne peut nier la part irrécusable de la reconnaissance dans l’aspiration au bonheur. Personnellement ou professionnellement, elle est un des facteurs les plus importants. Qu’elle soit insuffisamment ressentie d’un point de vue (personnelle ou professionnelle) et c’est notre vie dans l’autre partie qui en souffrira (et réciproquement). Sa recherche exacerbée ne porra apporter que de grandes frustrations. L’équilibre dans ce domaine est fondamental. Son manque entraine immanquablement une pauvreté affective qui affecte généralement les populations les plus démunies. A l’image du tabouret et de ses quatre pieds – santé, famille, travail, toit – si l’un est cassé c’est la stabilité globale qui en pâtit.

D.    La responsabilisation

Qui ne souhaitent pas qu’on lui confie des responsabilités ? Personne. Même si pour la grande majorité les responsabilités augmentent le niveau de stress – dû à notre système éducatif – elles forgent notre motivation et l’estime de nous. L’abus ou l’exagération, comme la non possibilité de choix et de progressivité, sont les réelles sources de dommage. La demande de responsabilisation n’a pas de corrélation directe avec le niveau d’études. Même s’il apporte une meilleure relativisation des décisions, il n’empêchera pas certains hauts  diplômés de ne pas exceller dans ce domaine. Les exemples fournis par le cursus personnel (famille, entourage) seront des incitations positives.

E.     La rétribution

Tout travail mérite salaire. Encore faut-il relativiser son importance dans notre recherche du Bonheur. Dans ce domaine plus que dans d’autres, la perception de la justice et de l’équité seront structurantes. Ce n’est plus forcément la valeur faciale du salaire qui compte mais les avantages connexes (récompenses) y afférent qui déterminent notre satisfaction. Encore faut-il que les niveaux inférieurs de la pyramide de Maslow soient atteints et la pérennité temporelle aussi. A une époque je me disait, in petto, «  si je m’ennuie, je demande une augmentation, si je m’éclate alors le salaire est moins important ».  CQFD : l’argent ne fait pas le Bonheur mais il y contribue fortement.

Conclusion : Tout est relatif est personnel. C’est notre ressenti qui donnera une importance plus ou moins grande à chacun des facteurs. Mais de manière inconsciente, sachons que notre vécu (histoire, famille, valeurs, éducation) aura une influence non négligeable sur notre niveau de Bonheur. Et quoiqu’on fasse il faudra que nous nous en accommodions pour ne pas dépasser des niveaux de frustration néfastes à notre intégrité.

Posté par gdaugey à 13:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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